Peut on se passer de thérapie en lisant des livres de psychanalyse ?

Lire des livres de psychanalyse ou de psychologie vous permettra de mieux comprendre certains processus psychologiques et de les repérer chez vous. Mais cette compréhension restera intellectuelle. Or le changement passe par l’expérience affective et émotionnelle.

Lire des livres de psychanalyse ne remplace pas une thérapie

On peut avoir envie de se débrouiller par soi- même par des lectures de psychanalystes, de développement personnel. Certains pensent même que faire des études de psychologie suffit. Ces connaissances intellectuelles peuvent vous ouvrir à une réflexion voire être un déclencheur pour faire une thérapie. C’est souvent un point de départ positif. Mais elles ne déclencheront pas chez vous les émotions qui pourront vous permettre de changer. Parce que ces émotions peuvent faire peur, vous n’irez pas les explorer seul.e.

Peut-pn se passer de thérapie en lisant des livres de psychanalyse ?
Séance de psychanalyse à Versailles en  2020 avec Cécile Orsoni

Le psychanalyste vous aide à changer grâce à un travail émotionnel et affectif.

Le psychanalyste vous aidera à accepter vos émotions, à les vivre, à les transformer. Ce que vous ressentez vraiment a été refoulé c’est-à-dire oublié depuis la petite enfance. Le psychanalyste vous guidera pour retrouver toute cette vie affective que vous avez mis de côté. Vous pourrez vous appuyer sur quelqu’un de fiable et vous serez rassuré. En vous réappropriant ce vécu émotionnel et sensible vous saurez mieux qui vous êtes. Vous pourrez transformer ces émotions en une force nouvelle.

Qu’est ce qu’un psychanalyse ?

Lire La belle au bois dormant ou le viol en héritage de Cécile Orsoni

Les bienfaits de l’analyse bioénergétique : une approche naturelle pour votre bien-être

En tant que psychanalyste intégrative je propose une analyse de l’inconsicent à travers le corps et les émtions .Dans un monde où le stress, la fatigue et les déséquilibres émotionnels sont de plus en plus présents, il devient essentiel de rechercher des méthodes naturelles pour retrouver harmonie et vitalité. L’analyse bioénergétique, une pratique de plus en plus populaire, offre une approche innovante et holistique pour améliorer la santé physique et mentale.

Qu’est-ce que l’analyse bioénergétique ?

L’analyse bioénergétique est une méthode thérapeutique qui repose sur l’étude des flux énergétiques du corps humain. Elle s’appuie sur la théorie selon laquelle notre corps possède une énergie vitale, souvent appelée « chi » ou « prana », qui circule à travers des méridiens ou canaux. Lorsque cette circulation est perturbée, cela peut entraîner des troubles physiques ou émotionnels.

Cette technique, développée par le psychiatre et psychothérapeute Alexander Lowen, combine des exercices corporels, la respiration, la relaxation et la verbalisation pour libérer les blocages énergétiques et favoriser la circulation harmonieuse de l’énergie.

Les principaux bienfaits de l’analyse bioénergétique

Amélioration de la gestion du stress et de l’anxiété

L’un des grands atouts de l’analyse bioénergétique est sa capacité à libérer les tensions accumulées dans le corps. En travaillant sur la respiration et la détente, cette pratique aide à réduire le stress et à apaiser l’esprit, favorisant ainsi une meilleure gestion des émotions négatives.

Renforcement du corps et augmentation de la vitalité

En libérant les blocages énergétiques, l’analyse bioénergétique stimule la circulation de l’énergie vitale, ce qui peut entraîner une sensation de légèreté, de dynamisme et d’énergie renouvelée. Elle contribue également à améliorer la posture et à renforcer la musculature en profondeur.

l'analyse bioenergetique

Amélioration de la santé mentale et émotionnelle

Cette approche permet d’accéder à des émotions enfouies ou difficiles à exprimer, facilitant ainsi la libération émotionnelle. Elle aide à surmonter des traumatismes, à retrouver confiance en soi et à mieux gérer les situations stressantes ou conflictuelles.

Développement de la conscience de soi

L’analyse bioénergétique invite à une meilleure connaissance de soi en favorisant la connexion entre le corps et l’esprit. Cette conscience accrue permet de mieux comprendre ses besoins, ses blocages et ses ressources internes.

Soutien dans les troubles physiques et émotionnels

Elle peut également être utilisée en complément d’autres traitements pour soulager certains troubles tels que la depression, l’anxiété, les douleurs chroniques ou les troubles psychosomatiques.

Pourquoi choisir l’analyse bioénergétique ?

L’analyse bioénergétique se distingue par son approche globale, qui considère l’individu dans sa globalité — corps, esprit, émotions. Elle ne se limite pas à un traitement symptomatique, mais vise à restaurer l’équilibre naturel de l’énergie vitale pour un mieux-être durable.

De plus, cette méthode est adaptée à tous, quels que soient l’âge ou la condition physique, car elle privilégie la douceur et la progression à son propre rythme.

Conclusion : une voie vers l’harmonie intérieure

L’analyse bioénergétique représente une solution naturelle et efficace pour retrouver une harmonie entre le corps et l’esprit. En libérant les blocages énergétiques, elle permet de réduire le stress, d’améliorer la santé mentale et de renforcer la vitalité. Si vous cherchez une approche holistique pour prendre soin de vous, l’analyse bioénergétique pourrait bien devenir votre alliée pour un bien-être durable.

La bioénergie et Reich

La Belle au bois dormant ou le viol en héritage: une nouvelle psychanalyse du conte indispensable à l’heure de #Metoo

Je suis heureuse de vous annoncer la sortie de mon essai aux Éditions l’Harmattan : La Belle au bois dormant ou le viol en héritage

La Belle au bois dormant ou le viol en héritage de Cécile Orsoni aditions l' Harmattan

Depuis vingt ans j’accompagne essentiellement des femmes dans une thérapie qui conjugue psychanalyse, approche psycho-corporelle et arts plastiques. Pour elles et pour toutes les femmes, les enfants et les hommes qui souffrent de la violence patriarcale ; j’ai eu envie d’écrire cet essai parce qu’il est urgent de prendre conscience qu’aujourd’hui encore notre inconscient culturel véhicule toujours la domination masculine et que nous continuons à transmettre ces modèles d’identification délétères  à nos filles et nos garçons. L’affaire des viols de Mazan nous montre que le fantasme de violer une femme endormie est toujours efficient et facilement réalisable .Ce fantasme est sans doute constitutif du fantasme de domination sexuelle des femmes propre à notre société patriarcale.

La Belle au bois dormant: une histoire suspecte

Pourquoi cette histoire qu’on me présentait comme une magnifique histoire d’amour dans laquelle je prouvais me projeter petite fille, me paraissait elle suspecte ?Je me méfiais de cette image de femme allongée presque morte, à laquelle on me disait de ressembler. Moi, je voulais bouger mon corps.Adulte, j’ai ressenti la nécessité impérieuse d’aller voir si mon intuition de petite fille était fondée par l’histoire elle-même, d’aller voir ce qui s’y cachait.

 Analyser les non-dits de ce conte est une manière de témoigner de ce que notre société ne veut pas voir et que je constate tous les jours dans le huis clos de mon cabinet : la souffrance des femmes. Cet essai me permet d’espérer que bientôt, plus aucune petite fille ne souhaite ressembler à la belle au bois dormant.

Cet essai déconstruit l’interprétation traditionnelle du conte de la Belle au bois dormant

Quel destin tragique se cache derrière cette belle histoire d’amour ? Pourquoi la Belle au bois dormant s’endort- elle après avoir été piquée par le fuseau ? Pourquoi se réveille t’elle après la visite du Prince ?Qui est cette vieille fée oubliée depuis 100 ans qui jette un sort à la jeune fille et pour quelles raisons ?

Par l’analyse des symboles, de Perceforest jusqu’à Parle avec Elle d’ Almodóvar en passant par Shrek, nous cheminons ensemble dans les origines du conte jusqu’à son actualité dans nos créations contemporaines.

La Belle au bois dormant ou le viol en héritage : une remise en question radicale de Bruno Bettelheim dans sa psychanalyse des contes de fées.

Quand la Belle au bois dormant va errer dans le château puis monter dans la tour et se piquer avec le fuseau, Bruno Bettelheim voit avec évidence une scène sexuelle. La jeune fille va faire sa première expérience sexuelle. Mais il n’en tire pas les conséquences. De même, il dit explicitement que le prince charmant viole la Belle au bois dormant dans le Pentamerone, mais il n’en tire pas les conséquences quant à la morale de l’histoire. Ainsi, la violence du rapport sexuel non consenti est niée alors que les viols sont mis en évidence par le psychanalyste.

Vous pouvez commander le livre dans votre librairie de préférence ou en cliquant sur ces liens :

Editions l’Harmattan

Fnac

Mon site d’art-thérapeute

Pour une psychanalyse féministe

Je suis pour une psychanalyse féministe.

Si vous êtes un homme, ne vous inquiétez pas : il ne s’agit pas d’une psychanalyse contre les hommes. Il s’agit de donner à chacun sa place en dehors de toute logique de domination.

Comment ne pas relayer dans la cure psychanalytique la dévalorisation des femmes ?

Depuis des années je reçois des femmes de tous âges qui souffrent d’une dévalorisation de leur sexe. J’essaye dans ma pratique de psychanalyste et d’art-thérapeute de les aider à se donner estime de soi , autonomie ,  liberté par rapport au système patriarcal encore dominant . Il ne s’agit pas d’une psychanalyse féministe qui pousserait les femmes contre les hommes mais qui tenterait de donner à chacun sa place à partir de nouveaux critères hors de toute logique de domination.

Le féminisme est plus que d’actualité. Il suffit de penser aux mouvements comme Me too.. ou Balances ton Porc , au Consentement le livre de Vanessa Springora.

Comment permette à la femme qui souffre de trouver et de créer sa place de femme à l’intérieur même du dispositif psychanalytique ?

Je ne suis pas d’accord avec la théorie freudienne de la sexualité féminine et de l’identité féminine. Je ne suis pas non plus d’accord avec la notion du Phallus selon Lacan. Je m’interroge aussi sur la « neutralité » du psychanalyste : ne jamais parler de soi n’est-ce pas rester dans une situation de pouvoir trop importante par rapport à la personne qui se livre? Ne pourrait-on pas  parler de son contre-transfert de temps à autre comme le faisait Ferenczi ? Y aurait-il une façon de mener la cure, un langage à créer, un type d’écoute qui permettrait aux femmes de s’affirmer comme telles ? De sortir d’un discours psychanalytique patriarcal? Pour ces questions je renvoie aux recherches remarquables de Luce Irigaray.

Il ne s’agit pas d’exclure les hommes  : je reçois des hommes autant que des femmes . Les hommes souffrent aussi de ces rôles qu’ils ont à jouer pour ne pas perdre leur « virilité » du moins celle définie par le patriarcat : la dureté, le fait d’être insensible et donc fort . Il ne s’agit pas non plus de désigner les hommes comme des ennemis à abattre par ce que les valeurs patriarcales sont aussi relayées par des femmes, des mères qui éduquent leurs enfants dans ce sens depuis des générations.

Mais en 2023 l’exploitation et l’appropriation va toujours dans le même sens : celle des femmes par les hommes. C’est donc  la souffrance des femmes qui est d’abord à prendre en compte . Ainsi la femme continue-t-elle de perdre son nom dans le mariage pour revêtir celui de son mari. À travail égal  les femmes sont moins payées que les hommes, elles ont moins de droits que les hommes.

« Par ce que je le vaux bien »

La femme s’autorise rarement à vivre pour elle en dehors des soins esthétiques comme le dit si bien la publicité L’Oréal: « Parce que je le vaux bien » . Elle vaut bien d’avoir une belle coiffure…. mais c’est tout!

Beaucoup de femmes ne savent pas prendre du temps pour elles par ce qu’elles ont alors le sentiment d’une perte de temps. Ce sentiment vient de l’idée qu’elles ne méritent pas d’intérêt ni d’égard particulier par ce qu’elles sont persuadées de leur non valeur:  » Oh moi ce n’ est pas grave.. » « Moi ce n’ ‘est pas grave » si je ne jouis pas, si je suis fatiguée, si je gagne moins d’argent que mon collègue, si je mange la plus petite part du repas. Sexuellement et socialement elle n’a toujours vécu qu’en fonction des autres, les hommes.

Malgré des changements positifs allant vers l’ émancipation des femmes en France ( droit de vote en 1944, légalisation de l’ avortement en 1975 , de la contraception en 1967 ); il n’ en reste pas moins que dans notre société, la valeur suprême pour une femme c’est d’être mère. Alors quand les enfants partent du foyer familial, elle se sent moins que rien et sombre dans la dépression. Habituée à vivre pour ses enfants et son mari, elle ne sait pas vivre pour elle. Ayant peu d’existence sociale et professionnelle ou un travail à mi temps mal payé, elle n’ arrive pas à compenser suffisamment ce vide.

Quand à la reconnaissance d’une sexualité féminine à part entière il reste encore beaucoup à faire et à dire sachant que l’ anatomie complète du clitoris n’est découvert qu’en 2016 et présent dans les manuels scolaires en France en 2017. A qui profite cet impasse sur l’ organe sexuel essentiel du plaisir féminin ?

Le phallocentrisme de Freud et de Lacan dénoncé par Luce Irigaray et Antoinette Fouque

La psychanalyste , philosophe et linguiste  Luce Irigaray  a soulevé le problème du  phallocentrisme de la psychanalyse. Elle s’interroge  sur les conditions d’une psychanalyse qui ne relayerait pas la domination masculine mais permettrait à la femme d’exister en tant que telle.  Dans Spéculum de L’autre Femme  (1974) et dans Ce Sexe Qui N’en Est Pas Un (1977) elle montre que pour Freud et pour Lacan « la femme n’existe pas ». Elle remettait ainsi en question le pouvoir patriarcal dominant au sein même de la psychanalyse, à commencer par celui de Lacan. Ce qui lui valut d’être exclue par celui-ci de l’Ecole Freudienne et de l’université Paris-VIII où elle enseignait. Quelle plus belle preuve pouvait elle obtenir de la véracité de son discours ?

Je renvoie aussi à l’oeuvre d’ Antoinette Fouque.

La petite fille est un petit garçon raté

Pour Freud nous dit-elle, la petite fille n’est jamais qu’un petit garçon « manqué » car par exemple le clitoris est un petit pénis raté. Tout le développement de sa féminité n’aura pour seul but que de pallier à cette infériorité : compenser symboliquement le manque de pénis soit en ayant un enfant soit en tentant de ressembler à un homme en tant que lesbienne soit en devenant l’esclave indispensable de l’homme dans le mariage.

Ainsi pour Freud la femme n’a pas de valeur propre Elle n’a de valeur que dans sa relation à un homme d’où l’obsession encore actuelle des femmes pour se trouver un mari et donc une valeur sociale. La prime de valeur ajoutée c’est d’avoir des enfants de son mari et si possible des garçons. De même la femme n’a pas de sexualité propre puisqu’elle est un garçon en moins bien et que selon Freud il n’y a de libido que masculine. ( cf Sigmund Freud La Féminité ) Dès lors la seule sexualité qui lui reste c’est de s’approprier la virilité en se soumettant aux désirs de l’homme et par ce biais en lui devenant esclave indispensable, de considérer son sexe et tout son corps uniquement comme écrin indispensable au pénis- Roi

D’ailleurs pour Freud devenir une femme « normale », c’est-à-dire une « vraie » femme c’est pour la petite fille se détourner de sa mère pour tourner tout son amour vers le père ce qui permet la réalisation du complexe d’OEdipe et sa résolution dans le fait de se tourner vers un homme autre que le père à l’ adolescence. Le mari devient alors le substitut de père pour la femme et la femme le substitut de mère pour l’homme. Dans tous les cas comme l’a dit Lacan : « la femme n’ existe pas ».

« L’humanité » de l’homme vient de l’homme,  pas de la femme

Pour Lacan « le Phallus » symbolise la culture, la loi bref tout ce qui a une valeur proprement humaine et qui promeut l’enfant au statut d’être humain social. Ainsi le père est celui qui sépare l’enfant de la fusion avec la mère, fusion qui risquerait de le rendre définitivement inapte au devenir humain social, qui le ferait sombrer dans la psychose c’est-à-dire l’indifférenciation d’avec la mère. Pourquoi la culture ne serait elle pas symbolisée par « la vulve » ? Parce que la femme est toujours du côté de la « nature » , elle n’est jamais vue que comme une mère -terre reproductrice, matrice, nourricière qui comble les besoins premiers de l’enfant mais ne le promeut certainement pas à la culture. La femme ne transmet pas la culture à l’enfant, ceci reste l’apanage de l’homme. Pour devenir un adulte humain, fille ou garçon, doivent se séparer de la mère comme on jette un placenta à la poubelle et s’élever vers les hautes sphères sociales et intellectuelles en oubliant corps, sensibilité et affects.

La femme -enfant-mère

En effet elle n’existe pour son mari et aux yeux de la société que comme mère de son mari  et de ses enfants ou comme enfant de son mari. D’où les innombrables clichés de « la femme enfant », dépendante financièrement, capricieuse, pas très futée, mais tellement mignonne et toujours jolie. La Bimbo ! En effet comment peut elle se valoriser en dehors de la séduction physique ? La seule chose que l’homme lui demande c’est d’ être toujours apprêtée et jolie pour lui plaire et ainsi se valoriser lui de ce bel objet sexuel auprès des autres hommes: « Sois belle et tais toi »;

D’ailleurs la sainte vierge dans la religion chrétienne n’est jamais vue comme femme ayant une sexualité proprement féminine, mais uniquement comme mère du Christ et vierge de toute relation sexuelle. De ce fait elle est l’emblème même du patriarcat : elle n’ a de valeur et d’existence qu’en tant que mère du christ ( un garçon ) ou comme propriété de Dieu ( un garçon). Elle appartient au père  en tant qu’enfant puisqu’elle reste vierge ou elle appartient au fils en tant que mère.

Psychanalyste et féministe: lancement du livre d’ OLF pour une sexualité féministe épanouie

Psychanalyste et féministe: lancement du livre d’ OLF pour une sexualité féministe épanouie

Mardi 14 septembre 2021 : lancement du nouveau livre d’ OLF: Petit Guide pour une Sexualité Féministe et Epanouie.

En tant que psychanalyste et féministe je remets en question la conception de la sexualité féminine qui est celle de la psychanalyse et je milite dans le groupe libération des sexualités ou nous avons co-écrit ce guide qui sera tres utile à lire aussi pour ces messieurs.

Venez féter ce lancement avec nous ! J’ai participé à la rédaction de ce guide qui déconstruit les clichés patriarcaux sur la sexualité féminine, notamment dans la survalorisation de la pénétration et la dévalorisation des préliminaires qui est en fait une dévalorisation de la sensualité féminine tout court pour mieux asservir sexuellement les femmes.

Psychanalyste et féministe: nous ne sommes pas le continent noir !

Freud parlait de la sexualité féminine comme du continent noir de la psychanalyse avouant ainsi sa méconnaissance mais aussi une peur d’aller y voir par ce que cette chose obscure fait peur, on peut s’y engloutir. De plus le noir renvoie à la saleté, à l’étrange au repoussant. Lacan continuera dans cette idée qu’on ne peut rien savoir de la jouissance féminine si ce n’est qu’elle n’est pas uniquement phallique. Elle restera définie par la négative: ce qui n’est pas la jouissance masculine. Comme s’il ne pouvait y avoir aucune libido, aucun désir, aucune jouissance autre que phallique. Pour Freud comme pour Lacan la sexualité féminine est un ersatz de sexualité masculine, le sexe féminin un sexe masculin châtré.

On peut être psychanalyste et féministe à condition de remettre en question la conception freudienne et lacanienne de la sexualité comme l’ont fait Luce Irigaray et Antoinette Fouque déjà dans les années 1970.

Une psychanalyse féministe, sur les traces de Luce Irigaray

Bref comme l’a écrit la psychanalyste Luce Irigaray dans Ce sexe qui n’en est pas un; le sexe et la sexualité féminine ne sont pas reconnus par la psychanalyse. Des lors il s’agit pour moi de pouvoir proposer aux femmes une psychanalyse féministe c’est à dire une psychanalyse qui ne les mène pas à la dévalorisation de leur sensualité et de leur sexualité mais qui au contraire leur permet d’affirmer la spécificité de leur jouissance, c’est à dire de leur plaisir spécifique de femme dans un rapport au monde en général. Ce qui déborde le cadre de la seule sexualité.

La sexualité féminine existe, nous l’ avons rencontrée ! Elle n’est plus noire mais lumineuse, elle se dit , se parle , s’écrit.

Ce livre a été écrit par Les Frangines, le collectif de libération des sexualités d’Osez le Féminisme

Celui-ci s’appelle “Petit guide pour une sexualité féministe et épanouie” et on est très heureuses de vous le présenter : il sera disponible en librairie dès le 16 septembre

Ce petit guide, c’est avant tout un projet collaboratif que nous avons peaufiné avec sororité et bienveillance pour un résultat qu’on adore : un guide ultra complet, destiné à toutes les premières fois, qui aborde énormément de sujets autour des sexualités des filles et des femmes. Anatomie, désir, mythes du prince charmant ou du bon coup, IVG, réappropriation de nos corps… Le tout agrémenté de multiples illustrations originales féministes signées Anne Bilows.

La soirée de lancement

la soirée : présentation de l’ouvrage, rencontre avec les autrices, vente et séance de dédicaces des livres. Vous pouvez acheter le livre directement sur place en espèces, CB ou chèques, ou en pré-vente lors de la réservation de votre place pour l’événement sur le lien d’inscription !
Ventes de goodies et autres surprises sont également à prévoir !
Tout cela en profitant des snacks et boissons que le Hasard Ludique propose bien sûr 

On vous attend nombreuses et nombreux ! 

 Quand : à 19h30

 Où : le Hasard Ludique, lieu culturel hybride, Paris 18
Comment : prix libre, sur inscription !   Informations et inscription Hello Asso Évènement Facebook de la soirée

Soirée de lancement du livre d'OLF petit guide pour une sexualité féministe et épanouie mardi 14 septembre 2021 au Hasard Ludique
      Rendez-vous à la soirée de lancement du tout nouveau livre d’Osez le Féminisme !     Le 14 septembre à 19h30 au Hasard Ludique, Paris 18 ! 🎉